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dimanche 12 février 2017

Expo Dali-Pixtot à Tournai


Je suis allée en Belgique faire une pause et j'en ai profité pour aller voir l'expo sur Dali-Pixtot à Tournai près de la frontière. Je vous montre..!




1/ Mes anciennes expériences Daliennes 





J'étais déjà allée à Figueres voir le musée Dali et en était ressortie assez charmée. C'est l'un des tout premiers musées d'art que j'avais fait petite et il avait plu à mes sens. C'était le premier artiste qui me faisait une vraie place dans son univers et ça m'amusait. 

On plissait les yeux pour voir ses tableaux, on se mettait au milieu pour voir cette grosse dame. Seul hic, il y avait beaucoup de monde, il fallait attendre beaucoup pour certaines œuvres. 
La perte de notre vieille guide Française dans la foule ne fût pas si dramatique que ça, au contraire ! On avait pu expérimenter tranquillement.




Quelques années plus tard, je m'étais rendue en Bourgogne au château de Pommard voir l'exposition Dali-Picasso où j'étais ressortie très déçue, ne voyant que des foulards graphiques et 5 sculptures pour 17 euros. C'était excessivement cher, le château veut conjuguer 'art' et vin, pas très réussi, superficiel. Ça ne plaît qu'aux bobos et touristes. Le but c'est de déguster et acheter.















2/ L'expo de Tournai : Ma 3e expérience





Déjà, quand on est dans le musée, on se retrouve face à un décor qui casse la vision classique des musées de Beaux-Arts. Ils sont souvent disons le, monotones et ennuyeux

Ici on se retrouve dans la salle centrale avec une installation curieuse, un œuf qui pend au milieu, des tableaux en plein milieu de la salle, orientés en biais. Au-dessus de nous des formes sur lesquels quelqu'un a marché. On marche sur la tête ? Non c'est quelqu'un d'autre.



















Ce miroir a appartenu à Dali. Il était dans sa demeure et l'a inspiré pour une de ses toiles : Le grand masturbateur (ci-dessous)

  On reconnait cette femme, les fleurs et les couleurs.





Pixtot est l'un des artistes qui a le plus influencé la vie et le travail de Salvadore Dali par ses trompes-l'oeil, ses pierres,..d'où sa place dans l'exposition.
On lui donnerai des airs d'Arcimboldo à cette nature-morte/sculpture, non ?



Dans cette toile, ce ne sont pas que des formes rocheuses et minérales. Elles représentent également d'autres choses de la réalité. Ici le titre nous dévoile le contenu : il s'agit d'un nu debout formé par la surface obscure des écueils.


Dans cette autre oeuvre Pierre de Cadaques,  on y voit des choix de texture qui offrent plus de dimensions. Sur ce gros plan on peut se rendre compte qu'elle participe entre autres aux jeux de lumières. 

Vous m'excuserez, mon cadrage n'est pas très droit mais ça semble s'arranger après !













Après ses œuvres on trouve des photographies de son atelier dans lesquelles il apparaît parfois. Pour peindre ses toiles il apportait et assemblait dans son atelier des pierres. Elles lui servaient de modèle.


De l'autre coté (dans les Origines de la Tragédie), on trouve ce tableau de Friedrich, ce peintre romantique. Le point commun entre Pixtot, Dali et Friedrich c'est que dans leurs paysages peints, il y a une autre dimension, une dimension intérieure. Il y a aussi ces paysages rocailleux qui les lient tout particulièrement.

Dans son ouvrage L'origine de la Tragédie, Nietzsche explique que dans le monde et l'art il y a deux forces : le chaos, la laideur  et l'ordre, la beauté. 
(Gravure de Durer, Le triomphe de la Mort)


Dali apparaît aussi dans cet univers de chaos, de mort. Cette oeuvre est peu lisible, toute de noir on ne distingue rien. Je l'ai tout de même prise en photo et là j'ai vu s’apparaître sur mon appareil un cheval et cet homme. J'apprécie beaucoup cette oeuvre.



Puis nous retombons sur notre vieil ami Pixtot. Je ne vous les met pas toutes, je pense qu'on a compris sa démarche. Mais celle-ci m'a rappelé une oeuvre de Marcel Duchamp.












Ce petit topo prend fin. Le truc cool après une visite longue et sportive, c'est la visite de la ville + manger une petite crêpe !



3/ Promenade dans Tournai




Les photos ne sont pas de très bonne qualité car elles ont été prises avec mon portable. Mais bon, ça donne un aperçu. 
On dirait que c'est désert mais c'est en réalité plus vivant que mes photos ne le laisse penser.
















Une bonne journée à vous !

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vendredi 20 janvier 2017

Focus sur Baptiste Debombourg


  


 

























Debombourg : un artiste contemporain qui aime déstructurer pour restructurer.






L'artiste aime utiliser des matériaux simples comme le bois reconstitué ou le verre pour leurs propriétés physiques et leur standardisation dans notre société. Dans l'installation in-situ Aérial (2012) c'est le verre qui a été choisi  car il rappelle le vitrail dans les lieux religieux. Ici les grandes fenêtres de l'Abbaye sont couvertes d'une structure accompagnant le verre. Celui-ci laisse passer par sa transparence la lumière dans le lieu.



On dirait que de l'eau se déverse et vient engloutir le lieu. On croirait presque se trouver dans un moment  précis et figé durant lequel l'eau éclate les fenêtres pour s'engouffrer.









                                                                               En face des dessins d'armes qui rappellent l'une des notions au cœur de la démarche de Debombourg : la violence.
A l'intérieur de l'arme se trouve un nouvel espace qui est fait pour être habité (Tradition of excellence, 2011). 

Une autre installation in-situ : Champ d’accélération (2015). Elle reprend les codes de l'oeuvre Aérial avec sa structure en dessous et le verre feuilleté; A ce jour elle est la plus difficile des installations que l'artiste a réalisé.


Avec l'oeuvre Turbo (2007) l'artiste a joué sur les paradoxes, l'oeuvre joue sur le bois reconstitué pour se donner une apparence déstructurée alors qu'elle est savamment construite. Dans cette photo l'homme est à proximité, l'oeuvre et l'homme viennent se rencontrer, ils viennent se chercher. C'est une oeuvre qui semble pleine de violence par les cicatrices marron laissées par le matériau, mais qui en même temps possède une dimension humaine.


Vidéo sur l'artiste : http://creative.arte.tv/fr/episode/baptiste-debombourg-ou-le-materiau-est-lesclave-du-spirituel 

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dimanche 8 janvier 2017

Tout ce que vous ignorez sur Inferno #1 La carte de l'Enfer

Avez-vous vu récemment le film Inferno inspiré de Dan Brown ? Dans le thriller meurtres et œuvres façonnent l'histoire, dont la Carte de l'Enfer. Jetons un œil aux secrets qu'elle renferme.


Bref rappel du synopsis



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Dans les débuts du film le professeur Langdon, amnésique, retrouve dans ses poches un objet pour le moins curieux ressemblant à un tube à essai. Dans celui-ci se trouve un sceau-cylindreun objet fort ancien (IVe millénaire av J-C) et qui vient du Moyen Orient. C'est un peu l'ancêtre des sceaux et cachets de cire (1).


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Mais dans le film il a une autre fonction, quand on le secoue de la lumière avec des motifs en sort. Une oeuvre se projette..! C'est la Carte de l'Enfer de Botticelli 

qui apparaît.  Il ne s'agit pas d'une invention, cette oeuvre existe bien. A la demande de Laurent de Médicis (1490), Botticelli va illustrer l'oeuvre Littéraire de Dante : La Divine Comédie
Dans ce livre Dante se retrouve au Purgatoire et commence un périple. Botticelli avait réalisé un dessin pour chacun des 100 chants, ainsi que des illustrations de Lucifer et de la carte de l'Enfer. Certains dessins ont été perdus hélas.

La Carte de l'Enfer


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Voilà l'oeuvre de Botticelli : une carte organisée en plusieurs niveaux. Pour se repérer  : tout en haut c'est le vestibule, et en bas c'est Lucifer. Les niveaux représentent des catégories : tout le monde n'est pas logé à la même enseigne. Suivant les fautes commises et leur gravité on réside dans un cercle plutôt qu'un autre. Ainsi nous avons les hypocrites, les violents, les hérétiques,..
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Les détails de la Carte de l'Enfer


noche.jpgAu premier étage, ce sont les limbes : lieu d'arrivée. On y voit un Nocher près du premier fleuve de l'Enfer qui fait passer les gens de l'autre côté de la rive.

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Tout à droite se trouve Dante. Il est allongé sur le sol et assommé à cause d'un tremblement de terre. Devant lui se trouve le gardien de la rivière.





A l'étage inférieur c'est la tempête éternelle :  un flot de personnes sont condamnées à éprouver des regrets à cause de leurs envies luxurieuses.





Cette rivière est présente au 5e cercle : celui des coléreux. Ils avaient pour châtiment de rester entièrement dans l'eau vaseuse. Le cours d'eau est appelé le Styx, et est gardé par le Nocher  Phlégias. 







Au sixième cercle on retrouve les hérétiques, ceux qui n'ont pas les mêmes opinions que le sens commun. Ils sont couchés dans des tombes brûlantes.

Le Pape Innocent IV va autoriser la torture pour rétablir la vérité auprès des hérétiques.Cela avec certaines limites : ne pas le tuer, ni le mutiler


Au 7e cercle résident les violents accompagnés par les centaures et le minotaure. Un étage plein de bestialité. On y retrouve de nombreux empereurs. La rivière que l'on voit est pleine de sang en ébullition où les violents s'y trouvent en nombre. Ceux qui veulent fuir ce châtiment se voient attaqués par les flèches des centaures.




Le 8e cercleMalebolge, (nom donné par Dante)  est habité par les fraudeurs.Il y a dix bolges (fosses circulaires) qui convergent en un puits central. Les séducteurs et ruffiants, les Simoniaques, les trompeurs, les détourneurs de fonds publics, les hypocrites, les voleurs d'objets de Dieu, les fauteurs de schismes et de discorde, ainsi que les faussaires se trouvent dans ce cercle. 





Le 9e cercle : les Traîtres
L'entonnoir se rétrécit, ici se trouvent ceux qui ont commis le pire de tous les actes : la trahison. Les plus près de Lucifer sont les 3 plus grands traîtres de l'Histoire : Judas, Brutus, et Cassius.


Dans cette autre représentation Lucifer se nourrit de ceux-ci.


(1) A l'origine ils étaient déroulés sur des plaques d'argiles et y déposaient l'empreinte des motifs dessus. Ils se trouvaient aussi sur les bords des enveloppes  couvertes d'argile pour authentifier le contenu et déterminer son origine.


Pour approfondir le sujet : http://www.jcbourdais.net/journal2010/2010_03_17.php
https://www.youtube.com/watch?v=Q-5DVUtSnoY 

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lundi 2 janvier 2017

9e Concept à la Maison Folie Moulin (Lille)

Petit article sur la rétrospective du collectif d'artistes 9e Concept à la Maison Folie Moulin à Lille. 



J'ai été agréablement surprise d'entendre que le collectif venait exposer dans le coin, le connaissant au travers de livres je n'avais qu'une vague idée du rendu de leurs œuvres dans l'espace. Je suis donc venue voir ça.
dsc_1077L'expo se passe à l'étage. Quand on entre dans la première pièce on se retrouve face à des vêtements qui pendent et montrent leur dos coloré. On trouve aussi une grosse boite ouverte dans laquelle on peut y trouver des photos de corps tatoués avec des motifs ethniques (Tattoo éphémère, 1993,Ned). 
dsc_1082Puis on trouve des panneaux avec une forme spéciale (Sang 9, 2000, Mambo)..comme des pansements géants. On trouve aussi des feuilles médicales revisitées, des articles,..On avance et on trouve une imitation de la rue avec son mobilier urbain maculée de blanc. 




Des étiquettes habillent les simulacres. D'un côté un dessin, de l'autre un prix fictif. Les étiquettes réalisées par certains artistes du collectif se sont retrouvées dans les grandes villes de ce monde, accrochées un peu partout (Les étiquettes, 2006).  









DSC_1095.JPGEn face des écrans avec des DJ's, le collectif les ont tiré au sort, le 9 de chaque mois ceux-ci devaient jouer 9 titres (Quoi de 9, 2008). 














dsc_1097Puis plus loin on aperçoit une sorte de foret de bâtons dans laquelle on est invités à se déplacer. Les bâtons sont tapissés de Stickers avec des motifs et styles bien différents. Avec une application certains s'animent. Malheureusement cette appli est assez lourde, et a fait bugger mon smartphone, je n'ai donc pas eu l'occasion de les voir s'animer. 




Dans une dernière salle on retrouve des bouteilles de bières designées par le collectif ainsi que d'autres œuvres. 






En revenant sur nos pas et en sortant de l'espace un autre attire notre attention : une pièce où des membres du collectif viennent chacun leur tour durant une semaine investir les lieux (Peinture fraîche). On est dans une certaine proximité avec l'artiste, on le salue et le regarde travailler. On y voit  leurs manières de travailler, on les entend interagir. Je ne me suis personnellement pas permise de leur parler, préférant faire le tour silencieusement.
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